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Reconfinements, casse-tête administratif, quarantaines... La galère des Azuréens et des Varois aux frontières à cause du coronavirus

Mis à jour le 30/07/2020 à 10:35 Publié le 30/07/2020 à 06:30
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Reconfinements, casse-tête administratif, quarantaines... La galère des Azuréens et des Varois aux frontières à cause du coronavirus

Entre les reconfinements, les formulaires à remplir et les examens et quarantaines obligatoires à l’arrivée, il n’aura jamais été aussi difficile de traverser les frontières cet été à cause de la pandémie de coronavirus...

Sept mois après son apparition en Chine, le virus continue de circuler activement, alimentant les craintes d’une seconde vague aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux.

Ces dernières semaines, plusieurs pays ont décidé de reconfiner partiellement certains de leurs territoires, ou de durcir les mesures sanitaires, compliquant les déplacements des binationaux et contrariant les projets professionnels de plusieurs Azuréens et Varois.

En France, le Premier ministre a annoncé, vendredi, que les voyageurs venant en France en provenance de 16 pays où le virus du Covid-19 circule fortement « devront disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus ».

Si ce n’est pas le cas, un test virologique leur sera proposé à leur arrivée à l’aéroport.

Reconfinement partiel en Algérie et au Maroc

Jean Castex recommande par ailleurs aux Français de ne pas se rendre en Catalogne, en Espagne, en raison du nombre élevé d’infections de coronavirus enregistrés ces derniers jours. De l’autre côté de la Méditerranée, la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, de huit villes du Maroc, parmi lesquelles Marrakech et Tanger, a été décidée, lundi, en raison de la hausse considérable des cas de contamination à quelques jours de l’Aïd al-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice, prévue demain et traditionnellement marquée par des réunions familiales.

Constatant combien la circulation du virus du Covid-19 est persistante en Algérie également, le gouvernement a décidé de reconduire pour 15 jours, à partir de ce mardi, le confinement dans 29 des 48 préfectures du pays. Il s’agit d’un confinement partiel, à domicile, de 20 heures à 5 heures. Les vols internationaux devenus rares (donc plus chers) et les conditions d’arrivée dans les ports et aéroports rendent les déplacements si ce n’est impossibles du moins dissuasifs.

Pour le Palais des thés, pas de cueillette en Chine cet été

« Chaque année nous partons en Chine cueillir le thé avec les clients qui souhaitent nous accompagner. Nous avons dû tout reporter à 2021. » Julien Minet est le gérant de la boutique Palais des thés, dans le centre-ville de Toulon. La fermeture des frontières de la plupart des pays producteurs de thé continue de poser des problèmes d’approvisionnement et a contrarié ses plans.

« La Chine a été déconfinée avant nous, détaille-t-il. Là-bas, la récolte du thé de printemps a pu se faire en mars et avril, mais nous ne l’avons reçu qu’en juin ».

En revanche, pas de thé népalais cette année sur les étals de la boutique.

« Le Népal est un gros producteur. Ses thés sont très demandés car ils font des choses magnifiques. Mais cette année on en a zéro. Pour les amateurs de darjeeling, c’est l’occasion de découvrir d’autres thés. Et nous, ça nous demande des explications, de la diplomatie », se console Julien Minet, qui anime aussi l’école de thé de Toulon. L’an dernier il a emmené un groupe de Varois en Chine pendant quinze jours, dans les Montagnes jaunes de Huangshan, (province d’Anhui, à l’est de la Chine), « où nous avons restauré une vieille maison de 800 ans », pour la cueillette du thé.

La seconde édition de ce voyage était programmée en avril, avant d’être reportée en juin puis finalement annulé.

« Cette crise crée une rupture brutale des échanges culturels. Et sans ces échanges on se connaît moins bien », regrette le gérant du Palais des thés de Toulon, marié à une Chinoise.

« Elle devait rendre visite à sa famille pour le nouvel an chinois, qui a été annulé. Elle pensait pouvoir y aller cet été pour voir ses parents, ses amis mais les billets sont presque dix fois plus chers qu’avant et une quatorzaine est imposée dans un hôtel. En plus des tensions entre l’occident et la Chine en raison de la crise sanitaire. Ce n’est pas envisageable pour le moment ».

Valérie Le Parc
La famille gardéenne part en Catalogne, malgré tout

« Malgré les craintes du Covid-19, nous avons décidé de partir en vacances en Catalogne, puis dans les environs de Tarragone. » Martine et Eric, retraités gardéens, ont donc fait le choix de ne pas annuler un séjour qui leur tient à cœur depuis maintenant plusieurs mois. « Il était déjà prévu que l’on parte à Pâques pour rejoindre notre fils, son épouse et notre petite-fille de onze mois, mais le confinement a mis fin à ce projet ». Cette fois-ci sera donc la bonne pour ce couple de voyageurs qui « prendra toutes les précautions pour profiter de la douceur ibérique ».

Un stock d’une cinquantaine de masques, un litre de gel hydroalcoolique et bien évidemment un nombre de sorties restreint pour éviter la foule et d’éventuels foyers de contamination devraient permettre de limiter les risques. « Nous suivrons bien sûr l’actualité et l’évolution de la situation avec une fermeture de la frontière ou non. Même si quelques-uns de nos amis nous ont déconseillé de partir en voyage, il est acté que nous prendrons la route au mois d’août », précise Eric. Un trajet qui, lui aussi, se fera en anticipant toutes les éventualités. « Les pauses-café et déjeuner ne se feront pas dans les stations sur l’autoroute mais plutôt sur une aire ou les distanciations seront plus respectées », conclut Martine.


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