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Il reproduit le Palais princier de Monaco avec 32.500... allumettes

Mis à jour le 23/11/2020 à 08:34 Publié le 22/11/2020 à 18:25
Il a fallu 32 500 allumettes, 200 tubes de colle et des centaines d'heure de patience pour réaliser cette maquette du Palais princier.

Il a fallu 32 500 allumettes, 200 tubes de colle et des centaines d'heure de patience pour réaliser cette maquette du Palais princier. Photo Jean-François Ottonello

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Il reproduit le Palais princier de Monaco avec 32.500... allumettes

Avec toute la patience inhérente au modélisme, Gérard Guttin, un résident monégasque, a construit une fidèle maquette de la demeure princière. Une bâtisse dont il a été voisin pendant vingt-deux ans.

Soyons honnêtes. à la vue de ce Palais princier érigé en allumettes, la comparaison cinématographique nous a effleurés. Comment ne pas repenser à l’affable et gaffeur François Pignon dans Le Dîner de cons, toujours prompt à dégainer et montrer, à qui le veut, son classeur de maquettes. Bon public, Gérard Guttin ne s’offusque pas de ce parallèle taquin. Au contraire, il en rit bien volontiers.

« Un peu d’humour, ça ne fait pas de mal. Et puis, c’est souvent suivi d’un éloge, donc ça fait plaisir », sourit ce résident monégasque à la retraite.

Des louanges méritées, tant la demeure princière, version réduite, a été modélisée à la perfection. Gérard Guttin a utilisé 32 500 allumettes et 200 tubes de colle. Les allers-retours au bureau de tabac pour se réapprovisionner ont, d’ailleurs, été légion, de quoi interloquer le tenancier.

Au préalable, chaque allumette a été séparée de sa partie inflammable avec un coup de cutter. « Il a fallu une patience de moine et beaucoup de minutie. Grâce à Dieu, je ne tremble pas », souffle-t-il, l’air rieur.

7 heures par jour pendant le confinement

En modélisme, Gérard Guttin n’avait pourtant qu’une modeste expérience : une villa, quelques crèches, une Tour Eiffel, « sur plans », précise-t-il.

Mais quand, il y a trois ans, il amorce la façade du Palais princier – celle qui s’offre quotidiennement aux touristes –, son entourage le pousse à continuer la réplique.

« J’entame beaucoup de projets mais je ne vais pas au bout », sourit-il. Mais le confinement du printemps passe par là. Il faut tuer le temps. Il se lance alors, à corps perdu, dans l’extension du palais princier.

« À raison de sept heures par jour, pendant 90 jours, j’ai poursuivi l’agrandissement. Le dôme de la chapelle palatine m’a donné du fil à retordre, presque une semaine de travail. Ce qui a aussi été délicat, ce sont les 24 arches, la galerie Hercule mais aussi la duplication des fenêtres (au nombre de 164, ndlr). Il fallait que ce soit les mêmes », précise-t-il.

Pour que la retranscription architecturale soit la plus fidèle possible, Gérard Guttin a puisé dans des clichés historiques et des photos aériennes circulant sur la Toile.

Un souci du détail qui se veut avant tout affectif. Pendant vingt-deux années de son existence, le Palais princier faisait partie de son voisinage. « Mon père, Robert, était carabinier du prince. On vivait au troisième étage de la caserne du Rocher avec quatre autres familles. Notre salle à manger donnait sur la place du Palais, se souvient Robert Guttin. À l’époque, le Rocher était un village. Tout le monde se connaissait. Nous, les enfants, vivions dans la rue. Il n’y avait pas de voitures. »

Gérard Guttin ressort les archives papier et les clichés en noir et blanc d’antan. Le 12 avril 1956, on voit son père exécutant le salut militaire à la descente de Grace Kelly et du prince Rainier III du bateau Constitution. Sur une autre photo, on le voit à la tête du peloton motocycliste des carabiniers.

« J’aimerais la donner »

Cette maquette d’un mètre sur un mètre trône sur la table du salon et, il faut le dire, se révèle encombrante. « Je n’ai pas d’atelier. Et je ne vais pas la garder pour moi. J’aimerais la donner à une œuvre caritative, qu’elle reste ici, à Monaco, qu’elle soit bien traitée », confie-t-il.

Ensuite, maintenant que l’apprenti modéliste a pris le coup de main, il compte bien réitérer l’expérience. Pour quel monument cette fois-ci ? « Le Musée océanographique, je pense », sourit-il.


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