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Huit cas de Covid-19 dans une résidence seniors de Monaco

Mis à jour le 18/11/2020 à 20:14 Publié le 18/11/2020 à 20:13
Tous les pensionnaires testés positifs sont asymptomatiques.

Tous les pensionnaires testés positifs sont asymptomatiques. Photo J.D.

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Huit cas de Covid-19 dans une résidence seniors de Monaco

Depuis le 7 novembre, 70 résidents de la Fondation Hector-Otto sont confinés. Un assouplissement des règles pourrait être mis en place à partir de lundi prochain, en fonction des résultats des tests effectués mardi.

Huit cas de Covid-19 ont été détectés à la résidence Giaume de la Fondation Hector-Otto, entre le 7 et le 13 novembre. Des personnes fragiles puisqu’âgées, mais toutes asymptomatiques. Elles sont prises en charge par le centre de suivi à domicile, la Croix-Rouge monégasque et un médecin.

La Fondation Hector-Otto a ainsi dû confiner les 70 pensionnaires de la résidence et renforcer les mesures et gestes barrières. Une situation difficile pour tout le monde. "Nos résidents ont parfois des troubles du comportement ou cognitifs. Depuis mars, c’est extrêmement compliqué", confie Jérôme Breton, directeur de la Fondation depuis quatorze ans.

Repas servi chez chacun

Les personnes qui avaient l’habitude de sortir ou de se rendre visite, passant d’un appartement à l’autre, sont maintenant contraintes de rester dans leur appartement, comme ce fut le cas lors du confinement du printemps dernier. Les trois repas quotidiens leur sont servis chez elles. Une vigilance a été renforcée en interne et du personnel intérimaire a même été recruté pour veiller à ce que tout le monde respecte les mesures édictées par la Direction de l’Action sanitaire et sociale (Dass).

Car le mode de vie imposé contraste radicalement avec l’esprit et le fonctionnement du lieu organisés sur les échanges entre les personnes. Des échanges qui pourraient retrouver un semblant de normalité à partir de lundi prochain, si aucun cas positif n’est révélé par les tests pratiqués avant-hier.

Jérôme Breton, directeur de la Fondation Hector-Otto: "La contamination est devenue minime"

Comment avez-vous détecté les cas ?
De deux manières. Dès le jeudi 5 novembre, j’ai été alerté par son infirmière libérale qu’une résidente était un cas contact de son auxiliaire de vie extérieure à la Fondation et dépistée positive à la Covid-19. La résidente a été immédiatement isolée dans son appartement dans l’attente du résultat de son test. Entre-temps, le samedi 7 novembre, de manière fortuite, une résidente hospitalisée à la suite d’une chute a été testée au CHPG et ses analyses se sont révélées positives. Dans les deux heures qui ont suivi, nous avons confiné les 70 résidents dans leur appartement respectif.

Quand avez-vous fait faire les tests ?
Sur recommandation de la DASS, il fallait réaliser les tests entre 5 à 6 jours après le contact à risque. Cent trente PCR ont donc été effectués sur place entre le 11 et le 13 novembre. Ils ont révélé un mini-cluster peut-être en relation avec le placement des personnes à table ou dans le cadre de leurs interactions car certains de ces résidents se voient régulièrement.

Des contaminations durant les repas ?
C’est une possibilité puisque les personnes testées positives étaient installées autour de deux tables côte à côte. Cette possibilité est limitée par les nombreuses précautions depuis juillet : deux services au lieu d’un pour le midi et le soir, tables de quatre personnes, résidents écartés les uns des autres, tables espacées,...

Quelles étaient vos règles avant ce 7 ?
Fin octobre, nous avions limité les visites à trois par semaine. Et les résidents étaient limités à deux sorties d’une heure par jour. Avant, ils avaient la liberté d’aller et venir et pouvaient se rendre visite entre eux sans restriction dès lors que les mesures barrières étaient respectées. La convivialité est nécessaire aux seniors.

Pourquoi confiner les personnes testées négatives le 11 novembre ?
Nous avons identifié huit cas au sein de la Fondation la semaine dernière. Toutes les précautions sanitaires ont été prises pour protéger les résidents avec notamment l’utilisation d’équipements de protection, la gestion du linge et des déchets sous protocole particulier. Mardi 17 novembre, nous avons fait pratiquer des tests pour lever les doutes sur les cas contacts testés négatifs la semaine dernière. Tous les résidents étant isolés, le risque de contamination est devenu des plus minimes.

Ce qui est d’autant plus difficile...
Les personnes marchent moins, ne voient plus leur famille. Sur le plan musculaire et cognitif, c’est mauvais même si nous atténuons ces inconvénients par des mesures d’accompagnement. Cependant, si nous n’avions pas confiné, nous aurions certainement davantage de cas. On s’interroge beaucoup sur le rapport bénéfice/risque. Il n’y a hélas pas de bonnes solutions.


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