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"C'est le seul moyen de protéger tous les soignants": un dentiste marseillais appelle à donner un masque de plongée pour les protéger du Covid-19

Mis à jour le 25/03/2020 à 18:24 Publié le 25/03/2020 à 18:17
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"C'est le seul moyen de protéger tous les soignants": un dentiste marseillais appelle à donner un masque de plongée pour les protéger du Covid-19

L'idée fait déjà son chemin en Italie, au point que la Protection civile de Brescia en a commandé pour ses troupes.

Depuis quelques jours, c'est en France, plus précisément à Marseille, qu'un professionnel de santé lance un plaidoyer pour le masque Easybreath.

Ce modèle, commercialisé par Decathlon pour la pratique du snorkeling, est envisagé pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Sous réserve d'être approuvé et adapté pour cet usage.

"J'en appelle à toutes les personnes qui ont acheté ce masque pour l'été (...). Je vous encourage à le remettre aux autorités de santé. Rendez-le pour les soignants!"

Tel est l'appel lancé par le Dr Paul Amas, dentiste marseillais, dans une vidéo qui court les réseaux sociaux.

Ce professionnel de 55 ans, fort de plus de trente années d'expérience, voit dans ce masque un allié inespéré pour combattre le coronavirus.

Conçu par la société Subea, lancé en 2016, l'Easybreath a la particularité de recouvrir l'ensemble du visage.

Face au manque d'équipement des personnels soignants, le Dr Amas y voit bien plus qu'un plan B: une alternative bien plus protectrice qu'un masque FFP2.

Alternative prise au sérieux en Italie

"Ce virus n'est pas aérotransporté. Or ce masque permet d'avoir une herméticité totale face aux gouttelettes", explique le Dr Amas, contacté par Nice-Matin ce mercredi.

Dans sa vidéo, le praticien protège le tuba, intégré à l'Easybreath, à l'aide d'un masque médical. "Pour les phobiques", nuance-t-il. "Dès lors, vous ne risquez plus rien. On va aussi gommer quelque-chose d'aussi important que le coronavirus: la peur."

Ce dentiste marseillais explique avoir eu l'idée il y a près de quinze jours, en cherchant à se protéger lui-même.

Entre-temps, des photos ont circulé en Italie, montrant des patients équipés d'un masque Easybreath, avec un tuba repensé grâce à l'impression 3D. Né d'une collaboration entre chercheurs et ingénieurs italiens, ce masque protecteur ne relève donc pas de la "fake news".

Selon le Dr Amas, cette alternative est prise très au sérieux à Marseille, déjà sous le feu des projecteurs pour l'hydroxychloroquine promue par le Pr Raoult.

Mairie, hôpitaux, marins-pompiers se montreraient très intéressés.

Et pour cause: "Si le masque vous protège de l'eau, il doit pouvoir vous protéger de tout. Un masque, vous le changez tous les trois ans; nous, on a besoin de tenir douze semaines!"

Decathlon tempère, mais coopère

Le "buzz" n'a pas tardé à faire réagir Decathlon. Dans un communiqué, l'enseigne tempère: "Le masque Easybreath (...) n'a pas été conçu pour cet usage. Son utilisation initiale demeurant la pratique du snorkeling, nous recommandons de ne pas modifier le masque soi-même. Cela pourrait impacter son fonctionnement, notamment concernant les flux d'air".

Passé ces réserves, face au "contexte inédit", Decathlon confirme: ses équipes "accompagnent techniquement certains centres de recherche en France, comme à l'étranger, dans le but de réaliser des tests et ainsi voir si le produit peut - ou non - être adapté."

Paul Amas affirme être entré en contact avec Decathlon. "Je n'ai rien à y gagner", précise-t-il. Il veut "désamorcer le problème" que pourrait induire le mot "masque", lui préfère le terme de "lunettes grand champ".

Le dentiste appelle les autorités médicales à passer outre les traditionnels "rituels", pour s'adapter en urgence à la crise sanitaire en cours.

"C'est le seul moyen de protéger tous les soignants, qu'ils soient en première ligne ou non." Le Dr Amas a déjà adopté le masque Easybreath pour ses consultations. Combinaison de peinture à l'appui.

"Pour que les patients puissent vivre, il va falloir qu'on leur survive... Grâce à ce système, on n'a plus à s'occuper que de ses mains: c'est fantastique! En période de guerre, on fait avec ce qu'on a. Et là, grâce à dieu, on a le matériel!"


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