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Robert Gelli : "La dénomination de Directeur des Services judiciaires créait une certaine confusion dans les esprits"

Mis à jour le 30/07/2020 à 21:52 Publié le 31/07/2020 à 09:00
Robert Gelli est le premier Secrétaire d’État à la justice de Monaco.

Robert Gelli est le premier Secrétaire d’État à la justice de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

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Robert Gelli : "La dénomination de Directeur des Services judiciaires créait une certaine confusion dans les esprits"

Le Directeur des Services judiciaires Robert Gelli porte désormais le titre de Secrétaire d’État à la justice. Une qualification qui appuie l’indépendance de l’Institution et accentue sa visibilité

Ce n’est pas un titre provisoire, une qualité attribuée à une personne, mais bien un changement pérenne qui entend conférer un regain certain de notoriété au titulaire de la fonction.

Par Ordonnance souveraine en date du 14 juillet, le Directeur des Services judiciaires de Monaco s’est vu adjoindre le titre de Secrétaire d’État à la justice.

« C’est une réflexion qui a émergé lors de l’Assemblée plénière du Greco, où il est apparu que la dénomination de Directeur des Services judiciaires créait une certaine confusion dans les esprits », révèle Robert Gelli.

« D’un côté la justice est indépendante à Monaco, ne fait pas partie du gouvernement et n’est pas une administration comme une autre ; de l’autre, celui qui la représentait avait un titre de Directeur comme dans l’administration centrale », analyse l’intéressé, précisant que la question avait déjà été soulevée par l’un de ses prédécesseurs.

« C’est le titre qui correspond le mieux »

En l’occurrence, Philippe Narmino, qui en plus d’être Directeur des Services judiciaires était ministre plénipotentiaire et président du Conseil d’État. Si ce dernier titre subsiste, celui de ministre ne lui a pas survécu. Notons d’ailleurs que celui de Directeur des Services judiciaires n’est pas caduc non plus. « Il reste car il serait compliqué de changer les divers textes où il apparaît, ce qui supposerait de légiférer. »

L’essentiel est ailleurs. « L’intérêt est d’avoir une meilleure visibilité à l’étranger et donner à l’Institution judiciaire l’affirmation qu’elle est une Institution à part, qui ne fait pas partie du gouvernement et n’a de compte à rendre qu’au Prince. »

Jusqu’à présent, seul un autre proche du prince Albert II, Jacques Boisson, disposait d’ailleurs du titre de Secrétaire d’État. « C’est le titre qui correspond le mieux », convient Robert Gelli, qui ne manquera pas d’occasions de l’étrenner d’ici la fin d’année. Il en sera en effet le chef de file de la délégation monégasque lors du rendez-vous des États parties au Comité de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ou encore lors du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

Le Secrétaire d’État à la justice pourra alors porter sa « volonté de moderniser et renforcer l’ensemble du système judiciaire ».


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