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"J'ai participé, j'ai été un acteur, j'ai perdu pied"... L'assassinat d'Hélène Pastor et son chauffeur commandité pour 140.000€ selon un des accusés

Mis à jour le 10/03/2020 à 21:45 Publié le 10/03/2020 à 21:44
Pascal Dauriac, coach sportif, est accusé d'avoir organisé le double assassinat d'Hélène Pastor et de Mohamed Darwich, son chauffeur.

Pascal Dauriac, coach sportif, est accusé d'avoir organisé le double assassinat d'Hélène Pastor et de Mohamed Darwich, son chauffeur. Photo Pierryl Peytavi

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"J'ai participé, j'ai été un acteur, j'ai perdu pied"... L'assassinat d'Hélène Pastor et son chauffeur commandité pour 140.000€ selon un des accusés

La milliardaire monégasque Hélène Pastor a été assassinée, avec son chauffeur, sur ordre de son propre gendre, Wojciech Janowski, et ce moyennant 140.000 euros, a assuré mardi lors du procès en appel l'organisateur de ce double meurtre.

"J'ai participé, j'ai été un acteur, j'ai perdu pied", a lâché Pascal Dauriac, l'ex-coach sportif de Wojciech Janowski, à Aix-en-Provence, devant les jurés de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône statuant en appel.

En première instance, en septembre 2018, Dauriac avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle a perpétuité pour complicité d'assassinat.

Comme lors du premier procès d'assises, il a réitéré mardi ses accusations contre M. Janowski, commanditaire selon lui du double assassinat d'Hélène Pastor, 77 ans, et de son chauffeur Mohamed Darwich, 63 ans, mortellement blessés le 6 mai 2014 alors qu'ils sortaient, en voiture, d'un hôpital de Nice où Mme Pastor avait rendu visite à son fils Gildo.

Janowski "avait donné une date butoir", avant le retour de Gildo Pallanca à Monaco, "parce que ça l'arrangeait", selon Dauriac, que le double crime ait lieu sur le territoire français. Il avait fixé deux lieux: "L'hôpital ou la corniche".

Pascal Dauriac, qui avait un casier judiciaire vierge, a tenté d'expliquer comment, au service depuis 13 ans de Wojciech Janowski et de sa compagne, Sylvia, la fille d'Hélène Pastor, il s'était laissé peu à peu "englué", jusqu'à ne pas réagir lorsque son patron lui avait demandé de "trouver quelqu'un pour tuer la vieille".

Il évoque devant les jurés les conversations téléphoniques conflictuelles dont il est témoin entre Sylvia et sa mère, qui "préférait Gildo", mais aussi les réflexions de Janowski selon qui le couple vivait "l'enfer" avec Hélène. "On me disait qu'elle traitait sa fille de feignante, de voleuse", alors "j'avais de la compassion, de la sympathie pour eux, je partageais leur drame", ajoute Pascal Dauriac.

Petit à petit, "j'étais sous pression constante, j'étais dans un étau", tente t-il d'expliquer. "J'ai transmis les ordres, les informations", répète t-il à plusieurs reprises.

Après les cadeaux, dont trois voyages à Londres et en Thaïlande, Janowski lui remet des enveloppes d'argent liquide à distribuer aux exécutants. 140.000 euros à se partager: un acompte de 15.000 euros puis trois autres enveloppes à remettre en plusieurs fois.

Par l'intermédiaire du président de la cour, Jean-Luc Tournier, un juré veut savoir si Sylvia a été mise au courant de ce projet criminel. "On n'en a jamais parlé tous les deux", répond Dauriac.

"Vous n'avez pas eu le réflexe de fuir, de lui jeter les enveloppes à la figure ?", l'interroge l'avocat de Gildo, Me Gérard Baudoux. "C'est ce que j'aurais dû faire, j'étais vampirisé", répond Pascal Dauriac.

Après avoir empoché l'argent, le coach sportif du couple formé par Wojciech et Sylvia avait trouvé le tueur, Saïd Ahmed, et le guetteur, Al Haïr Hamadi, tous deux condamnés à perpétuité en première instance. Et cela par l'intermédiaire du frère de sa compagne.

Reconnu coupable comme commanditaire en première instance, Janowski avait également été condamné à la réclusion à perpétuité. "Je ne suis pas le commanditaire, je suis innocent", a-t-il affirmé au début de ce procès en appel, prévu pour durer jusqu'au 27 mars.


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