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Forte mobilisation contre l’annualisation du travail à Monaco

Mis à jour le 08/10/2020 à 22:10 Publié le 08/10/2020 à 22:06
Quelque deux cents personnes, hier, à 14 heures, devant le ministère d’État. 

Quelque deux cents personnes, hier, à 14 heures, devant le ministère d’État.  Photo J.D.

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Forte mobilisation contre l’annualisation du travail à Monaco

L’Union des Syndicats de Monaco a rassemblé plus de 200 personnes ce jeudi, à 14 heures, devant le ministère d’État, pour dénoncer un avant-projet de loi sur la flexibilité du temps de travail

Ils sont bien décidés à ne rien lâcher. Ce jeudi, à 14 heures, l’Union des Syndicats de Monaco (USM) a rassemblé plus de deux cents personnes devant le ministère d’État.

Deux cents représentants syndicaux, salariés, délégués du personnel, autour d’Olivier Cardot et Christophe Glasser, respectivement secrétaire général adjoint et secrétaire général de l’USM, venus exprimer leur colère quant à l’idée du gouvernement de proposer un projet de loi sur l’annualisation du temps de travail.

Avant que la réunion avec les partenaires sociaux ne commence, Olivier Cardot et Christophe Glasser se sont entretenus avec le conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé.

Didier Gamerdinger est effectivement allé à leur rencontre et a redit: "Je respecte la position de L’USM. Mais je ne la partage pas."

Et de tenter de rassurer: "C’est un texte exceptionnel qui a des garde-fous. Nous cherchons à sauver des emplois."

"C’est un texte qui nous ramène au droit du travail des années soixante"

Selon le gouvernement, le projet de loi presque ficelé est rédigé pour répondre aux préoccupations économiques exceptionnelles liées à la crise sanitaire.

Mais ces propos n’eurent rien de rassurants du point de vue d’Olivier Cardot et Christophe Glasser. Car l’USM rejette en bloc ce texte.

"L’annualisation du temps de travail, qui a été votée en France il y a de nombreuses années, n’a jamais créé d’emplois", souligne Olivier Cardot. Lui est certain que si une telle loi était votée, elle deviendrait pérenne d’une manière ou d’une autre.

Christophe Glasser insiste sur le caractère non dogmatique de la position de l’USM.

"Nous ne voulons pas de ce texte car il n’apportera rien ; sauf à permettre à certains employeurs d’être rétrogrades. C’est un texte qui nous ramène au droit du travail des années soixante. On ne peut pas nous dire, au Conseil national mercredi soir, que le déficit du Budget de l’État est finalement réduit des deux tiers par rapport à ce qui a été envisagé en avril et nous imposer pareil texte."

Au sortir du ministère d’État, Olivier Cardot a pris la parole: "Il faut continuer la lutte. Dès la semaine prochaine, nous allons organiser des actions pour faire entendre notre voix."


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