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Ce que l'on sait sur les accusations de racisme de Neymar à l'encontre d'Alvaro Gonzalez de l'OM

Mis à jour le 15/09/2020 à 17:36 Publié le 15/09/2020 à 17:32
Alvaro Gonzalez de l'OM et Neymar du Paris Saint-Germain.

Alvaro Gonzalez de l'OM et Neymar du Paris Saint-Germain. Photo by FRANCK FIFE / AFP

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Ce que l'on sait sur les accusations de racisme de Neymar à l'encontre d'Alvaro Gonzalez de l'OM

Expulsé pour avoir mis une claque à Alvaro Gonzalez, le défenseur de l'OM, Neymar a accusé l'Espagnol d'avoir proféré des insultes racistes à son égard. Voici ce que l'on sait sur la polémique qui a enflammé le football français.

le contexte

Le Paris Saint-Germain a été défait 1-0 au Parc des Princes par les rivaux de l'Olympique de Marseille dimanche 13 septembre au soir pour le compte de la 3e journée de Ligue 1.

C'est la deuxième défaite en deux matches du championnat de France pour les Parisiens. C'était la première fois en 9 ans que l'OM s'imposait sur la pelouse du PSG.

les faits

En fin de match, la tension culmine entre les deux équipes qui se livrent à plusieurs gestes d'humeur.

Une bagarre éclate et cinq joueurs sont expulsés. Jordan Amavi et Layvin Kurzawa pour avoir échangé des coups, Leandro Paredes et Dario Benedetto pour les mêmes raisons, puis avec l'aide de la VAR, Neymar est expulsé pour avoir mis une claque derrière la tête d'Alvaro Gonzalez, le défenseur de l'OM. 

"Mon seul regret c'est de ne pas avoir frappé ce connard au visage", a tweeté l'attaquant brésilien du PSG une heure après la rencontre.

Il a développé dans un tweet ultérieur: "C'est facile pour le VAR [assistance vidéo à l'arbitrage] de montrer mon "agression". Maintenant j'aimerais qu'on montre l'image du raciste qui m'a traité de "MONO HIJO DE PUTA" [singe fils de pute, en espagnol]. Ça, j'aimerais bien le voir! Si je fais une CARRETILHA [un type de dribble jugé humiliant par ses détracteurs], vous me punissez. Pour une tape, je suis expulsé. Et eux? Et alors?"

échanges sur les réseaux sociaux

Une heure après le dernier tweet de Neymar, le défenseur espagnol a également posté un message sur le même réseau social: "Il n'y a pas de place pour le racisme. Carrière propre et avec beaucoup de camarades au quotidien. Il faut parfois apprendre à perdre et le reconnaître sur le terrain. Trois points incroyables aujourd'hui. Allez l'OM. Gracias familia [merci la famille]".

L'Espagnol de 30 ans, qui dispute sa deuxième saison à l'OM, a accompagné ce texte d'une photo où on le voit devant un petit avion, entouré de neuf coéquipiers, notamment le capitaine marseillais Steve Mandanda (qui a retweeté le message), Dimitri Payet, Jordan Amavi ou Bouna Sarr.

Ces neuf coéquipiers sont d'origine extra-européenne.

Mais ce tweet s'est directement attiré une réplique furieuse de Neymar sur le même réseau social: "Tu n'es pas homme à assumer ton erreur, perdre fait partie du sport. Mais insulter et ramener le racisme dans nos vies non, je ne suis pas d'accord. JE NE TE RESPECTE PAS! TU N'AS PAS DE CARACTÈRE! Assume ce que tu dis mon vieux... sois UN HOMME, MEC! RACISTE".

Dans le même temps, Dimitri Payet, le meneur de jeu de l'OM s'est fendu d'un tweet volontairement chambreur et provocant accompagné d'un montage du visage de Neymar sur un chien tenu par Gonzalez.

Le lundi soir, Neymar publiait sur son compte Instagram un message pour appeler au calme, tout en maintenant ses accusations de racisme.

"Je suis triste de voir le sentiment de haine que l’on peut provoquer quand on se révolte à chaud", a écrit en portugais et en anglais la vedette du PSG. "Aurais-je dû l’ignorer ? Je ne sais toujours pas… Aujourd’hui, à tête reposée, je pense que oui mais sur le moment, mes coéquipiers et moi avons demandé de l’aide aux arbitres, et nous avons été ignorés. C’est ça le sujet !".

témoignages et soutiens

Dans la foulée, le PSG publie un communiqué en soutien de son joueur et dans lequel le club dit compter "sur la commission de discipline de la LFP pour enquêter et faire la lumière sur ces faits".

Neymar "m'a dit que c'était une insulte raciste, mais je n'ai pas entendu sur le terrain", avait auparavant réagi l'entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, en conférence de presse.

"Il y a les images de la télévision, les choses seront jugées", a pour sa part réagi le directeur sportif du club parisien, Leonardo, sur Téléfoot.

Dans le camp adverse, c'est d'abord André Villas-Boas, l’entraîneur marseillais qui s'est exprimé en indiquant que "Neymar était un peu énervé, j'espère qu'on n'a rien à voir. J'espère que ça ne va pas mettre du noir sur notre victoire. Il n'y pas de place pour le racisme dans le foot. Je ne pense pas que ce soit le cas. il y a aussi un crachat de Di Maria. C'est un Clasico. J'espère que ce n'était pas le cas".

Avant que l'OM ne publie un communiqué défendant son défenseur qui "n'est pas raciste".

La direction du club marseillais juge cette polémique "grave" avec "déjà de lourdes conséquences".

Selon La Provence, les numéros de téléphone privés d’Alvaro Gonzalez et de ses proches auraient notamment diffusés sur les réseaux sociaux, "donnant lieu depuis à un harcèlement de chaque instant, consistant notamment en des menaces de mort."

Ce mardi, Villas-Boas s'est exprimé en conférence de presse. Le technicien portugais s'est à nouveau porté au secours de son joueur et a rappelé la dernière polémique qui avait visé Neymar.

"On est aux côtés du joueur, à la recherche de la vérité, a déclaré AVB. On est sûr qu'Alvaro n'est pas raciste. L'OM représente la multiculturalité. Je pense qu'on va tous aider à chercher la vérité."

Le coach marseillais a rappelé que "Neymar a [vait] déjà subi de fausses accusations", en référence à la plainte pour viol qui avait été déposée contre lui, en 2019, au Brésil avant que la star du PSG ne soit blanchie. Il a bien souffert aussi, il sait précisément l'impact des paroles quand les accusations sont fausses, a ajouté AVB. Ce n'est pas bien envers Alvaro. C'est un sujet sensible. L'OM et le PSG sont là pour aider à chercher la vérité".

Le coéquipier du joueur, Valentin Rongier s'est lui aussi exprimé en soutien de l'Espagnol.

"Je n'ai absolument rien entendu, a assuré Rongier. Ce qui me chagrine c'est que Neymar vient déclarer tout ça sur le terrain, mais il ne dit pas que tout au long du match, il insulte dès qu'il y a un duel. L'exemple montré sur le terrain n'était pas très beau. Je n'ai rien entendu de la part d'Alvaro. Je commence à très bien le connaître. Il est toujours souriant, respectueux même s'il aime chambrer. Il a peut-être réussi à faire disjoncter Neymar."

des images peu probantes

Dès le lundi soir, Téléfoot, la chaîne détentrice des droits, a indiqué qu'elle n'avait pas d'images pour appuyer les accusations de racisme de Neymar envers Alvaro Gonzalez.

Sur les images disponibles le dimanche, on voyait le Brésilien se plaindre auprès des arbitres "racisme, non !" en désignant Alvaro, mais sans pouvoir distinguer ce que le joueur de l'OM avait lancé.

La chaîne assure avoir analysé toutes les images en sa possession.

"Il y a insulte. Il y a des insultes assurément, hélas connues dans le milieu du foot, sur la maman de Neymar. En revanche, la plainte de Neymar sur des propos racistes..., a expliqué Thibault Le Rol lors de l'émission Culture Foot lundi en fin d'après-midi sur Téléfoot. Ce n'est pas à nous de juger ces images-là. On n'est pas en mesure d'aller dans le sens de Neymar ce soir, avec ces images-là. Ce sont les caméras les plus resserrées."

Un peu plus tard, le même soir, le compte de beIN Sports MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), qui détient les droits de la Ligue 1 au Moyen-Orient a publié sur Twitter une vidéo avec de nouvelles séquences vidéos.

La chaîne avait installé une caméra isolée sur Neymar.

Elle a ainsi pu capter de nombreuses altercations, physiques comme verbales, entre l'attaquant parisien et le défenseur marseillais.

Des images qui pourraient potentiellement servir à la commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel afin de savoir si l'Espagnol a proféré, ou non, des insultes racistes à l'encontre du Brésilien.

Les images ont été transmises aux deux clubs et à la LFP et la Commission de discipline qui devra trancher.


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