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Sous traitement, elle est contrôlée au volant avec une dose record d’alcool dans le sang de bon matin

Mis à jour le 30/07/2020 à 11:58 Publié le 30/07/2020 à 12:00
La conductrice a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis, un suivi médical pendant dix-huit mois et une interdiction de conduire pendant trois mois.	(Illustration MM)
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Sous traitement, elle est contrôlée au volant avec une dose record d’alcool dans le sang de bon matin

Habituellement, avec un taux d’alcool de 3,20 grammes par litre de sang, les médecins considèrent le buveur proche du coma éthylique avec un possible risque mortel! C’était le pourcentage d’une femme au volant de son véhicule au moment où elle était interceptée, le 16 juin dernier, vers 8h45, au niveau de l’avenue de Roqueville. à Monaco.

Alors, de combien était-il quand cette artiste professionnelle de 42 ans s’était endormie la veille, vers 23 heures, après avoir descendu quatre bouteilles de vin ?

Les magistrats du tribunal correctionnel s’en inquiètent devant ce chiffre colossal, rarement constaté neuf heures après l’absorption !

Garde à vue écourtée… pour aller à l’hôpital

D’autant qu’à son réveil, toujours le mardi 16 juin, vers 8 h 30, cette résidente de Monaco se met au volant pour faire le plein de boissons alcoolisées au supermarché Casino du port !

Quand elle pose les quatre autres bouteilles sur le tapis roulant de la caisse, l’employée refuse la vente en constatant l’état d’ébriété manifeste de la cliente.

Qu’importe : la consommatrice part aussitôt afin de s’approvisionner dans une autre grande surface. La direction du magasin situé sur le boulevard Albert-Ier, consciente de l’éventuel danger encouru par la conductrice, alerte la Sûreté publique.

Voilà la prévenue présente à l’audience, sermonnée par le président Florestan Bellinzona. « Vous étiez dans un tel état d’ivresse que les policiers ont suspendu votre garde à vue afin de vous conduire au CHPG. Avec l’hospitalisation, vous avez échappé à la comparution dans le box en flagrant délit… Avez-vous pris conscience de votre addiction à la boisson ? »

La quadragénaire affirme suivre des réunions psychiatriques au centre hospitalier. « Je me soigne correctement avec un traitement assez lourd. J’ai bien fait plusieurs cures de désintoxication. Mais je n’ai jamais obtenu de résultats… »

"Attention ! Je serais féroce et il n’y aura pas le même accueil"

Le taux record et la décision médicale incompatible avec une mesure de garde à vue sont à nouveau évoqués par le premier substitut, Olivier Zamphiroff. « Madame, une professionnelle de la chopine ou plutôt du Crozes-hermitage ? Mais non, ses casiers sont vierges. Pas facile de lutter contre les bons copains qui la fustigent devant un verre d’eau alors qu’ils savourent l’AOC. Madame respecte tous ses rendez-vous pour se soigner. Attention ! S’il devait y avoir un prochain rendez-vous devant ce tribunal, je serais féroce et il n’y aura pas le même accueil. »

Il est requis quatre mois d’emprisonnement assortis du sursis et une suspension courte du permis de conduire pour éviter de la condamner au chômage.

Avant de se retirer et délibérer sur-le-champ, le tribunal écoute la mise en défense de la prévenue contre de possibles tentations ultérieures. « Je veux sortir du cercle infernal de l’alcool et m’en tenir au mieux de vos remarques. » Message reçu !

La sanction se limitera à trois mois avec sursis, une injonction de suivi médical pendant dix-huit mois et une suspension du permis de conduire pendant trois mois.


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