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Pourquoi les gendarmes ont mené une vaste opération de contrôle des deux-roues, ce mardi matin à la sortie du tunnel de l'A500

Mis à jour le 15/09/2020 à 20:52 Publié le 15/09/2020 à 20:33
La règle est pourtant élémentaire : quand la barrière est baissée et le sens interdit matérialisé (comme ici lors d’un exercice incendie), on ne passe pas, même si l’on circule sur un deux-roues. 

La règle est pourtant élémentaire : quand la barrière est baissée et le sens interdit matérialisé (comme ici lors d’un exercice incendie), on ne passe pas, même si l’on circule sur un deux-roues.  Archives Cyril Dodergny

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Pourquoi les gendarmes ont mené une vaste opération de contrôle des deux-roues, ce mardi matin à la sortie du tunnel de l'A500

Les gendarmes ont fait la chasse, ce mardi matin, aux pilotes de scooters et motos qui s’affranchissent de la barrière abaissée à l’entrée du tunnel, en la contournant. Sanction: 135 euros et 4 points.

Un grand nombre de pilotes de deux-roues ont eu des sueurs froides, hier matin sur la Moyenne corniche, environ deux kilomètres après l’entrée du tunnel de l’A500, que l’on emprunte pour rejoindre Monaco depuis l’A8.

À l’endroit du rétrécissement de deux voies de circulation à une, une quinzaine de gendarmes les attendaient de pied ferme. Les militaires des brigades motorisées de Menton et de Nice, épaulés du peloton d’autoroute de Nice, formaient un barrage filtrant.

Un comité d’accueil spécialement réservé aux conducteurs de motos et de scooters, fort nombreux à cette heure de la journée.

La cible des gendarmes de l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR): les deux-roues ayant contourné la barrière rabaissée à l’entrée du tunnel, qui sert à fluidifier la circulation à l’intérieur du tunnel de l’A500 – mais pas uniquement à cela (lire plus loin).

"Je pensais qu’il y avait une tolérance"

Que l’on vous explique : depuis environ deux ans, cette barrière, qui se baisse régulièrement chaque matin afin d’éviter l’engorgement du tunnel, est un peu plus courte qu’avant et laisse libre un passage dans lequel certains deux-roues ont pris l’habitude de se faufiler, au mépris de l’interdiction de circuler sous le tunnel, matérialisée également par un sens interdit lumineux et une croix rouge difficile à ignorer.

Une mauvaise habitude que les gendarmes ont décidé, hier matin, de combattre.

Et ils ont mis les moyens: deux gendarmes positionnés à l’entrée du tunnel repéraient les auteurs des infractions, puis envoyaient leur signalement par radio à leurs collègues, sur le barrage filtrant, qui les identifiaient dans le flot des deux-roues afin de les intercepter.

Christophe (1) est passé entre les mailles du filet. Il raconte: "J’ai l’habitude de contourner la barrière depuis qu’elle a été raccourcie. Franchement, je pensais qu’il y avait une tolérance parce que les deux-roues ne contribuent pas à rallonger les bouchons."

Ce salarié monégasque poursuit: "Au milieu du tunnel, j’ai vu plein de motos arrêtées. Je me suis arrêté à mon tour et j’ai demandé ce qu’il se passait. On m’a dit qu’il y avait un contrôle."

Christophe et la dizaine de deux-roues en infraction à cet instant précis attendent alors que la circulation soit de nouveau autorisée dans le tunnel. Ils laissent ensuite passer quelques motos et voitures, puis se mêlent au flot de circulation en espérant passer inaperçu.

Christophe est l’un des rares à avoir échappé à la vigilance des gendarmes. Ce mardi matin, en effet, 46 conducteurs de motos et scooters ont été arrêtés et verbalisés, dont 23 pour franchissement de la barrière et du sens interdit (lire le bilan de l’opération ci-dessous).

"Extrêmement dangereux"

L’EDSR renouvelle cette opération tous les deux mois environ, depuis un an. Précisément depuis le 16 août 2019, lorsqu’un bus a pris feu sous le tunnel, dans l’après-midi.

"La barrière était baissée pour sécuriser l’intervention des secours, rappelle le lieutenant-colonel Renaud Benne, le commandant de l’EDSR. Or, des deux-roues ont contourné la barrière et se sont retrouvés au beau milieu de l’incendie. C’était extrêmement dangereux. On s’est alors dit qu’il fallait absolument faire respecter ces barrières d’autoroute."

L’officier supérieur ajoute, comme une évidence: "Cette barrière ne sert pas qu’à réguler la circulation le matin, au moment des fortes affluences, en évitant ainsi que le tunnel soit embouteillé si un incendie devait survenir. Elle est baissée aussi en cas de danger, un accident, un incendie, un piéton ou un véhicule à contresens."

L’opération coup de poing de ce mardi matin est là pour le rappeler aux conducteurs de deux-roues. Christophe et tous les autres ont compris le message.


1. Prénom d’emprunt.

Ce mardi matin sur ce barrage filtrant, les gendarmes ont arrêté 46 scooters et motos. 
Ce mardi matin sur ce barrage filtrant, les gendarmes ont arrêté 46 scooters et motos.  Photo DR
Bilan de l'opération : 46 infractions

Ce mardi matin, les gendarmes ont relevé 46 infractions.

À savoir: 23 franchissements de barrière; 3 usages de stupéfiants (l’un des contrevenants avait également "brûlé" le sens interdit); 3 plaques d’immatriculation absentes ou non conformes; 1 défaut d’assurance (la moto est partie à la fourrière); 3 usages de téléphone au guidon (sic); 1 défaut de permis de conduire; 1 excès de vitesse; 4 infractions liées à des équipements défectueux, en l'occurrence des pneus lisses.

Le saviez-vous?

La barrière vient de se lever mais le sens interdit à l’entrée du tunnel est toujours allumé: que faire ?

Ce cas de figure est assez fréquent, chaque matin, lorsque la régulation du trafic est réalisée à l’entrée du tunnel de l’A500.

La synchronisation entre la barrière et les panneaux lumineux n’est pas toujours parfaite. Mais la réponse du gendarme est claire et nette: "En ville, vous ne passez pas au feu rouge ou au sens interdit. Là, c’est pareil."


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