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Des salariés italiens de Monaco contrôlés à Roquebrune-Cap-Martin: peur à la frontière

Mis à jour le 25/03/2020 à 09:05 Publié le 25/03/2020 à 09:04
Des travailleurs transalpins de la Principauté ont été contrôlés lundi soir. Ils ont cru qu’ils n’avaient pas le droit de rentrer chez eux, en Italie. Il leur manquait juste un papier…

Des travailleurs transalpins de la Principauté ont été contrôlés lundi soir. Ils ont cru qu’ils n’avaient pas le droit de rentrer chez eux, en Italie. Il leur manquait juste un papier… Photo archives Nice-Matin

Des salariés italiens de Monaco contrôlés à Roquebrune-Cap-Martin: peur à la frontière

Ces travailleurs ont quitté la Principauté après 22h, au début du couvre-feu. Un malentendu avec la police leur a fait craindre qu'ils n'avaient pas le droit de traverser la France pour rentrer chez eux en Italie.

Les salariés italiens de Monaco étaient très inquiets hier matin. La veille au soir, peu après 22h, l’heure à laquelle le couvre-feu entre en vigueur, une grosse dizaine d’entre eux ont été contrôlés par la police à Roquebrune-Cap-Martin, alors qu’ils rentraient chez eux, en Italie, après avoir terminé leur service à Monaco.

"Les policiers leur ont dit qu’ils n’avaient pas le droit de se déplacer en France pendant le couvre-feu, qu’ils ne rentraient pas dans le cadre des dérogations", s’insurge Roberto Parodi, le président de la FAI, l’association des frontaliers italiens. Selon lui, une dizaine d’Italiens, qui se suivaient dans plusieurs voitures, ont ainsi été contrôlés.

Aucune contravention ne leur a été dressée, mais ils auraient reçu l’avertissement qu’il n’en serait pas de même s’ils repassaient par là pendant le couvre-feu.

L’affaire s’est répandue comme une traînée de poudre dans la communauté italienne.

Plus de peur que de mal

Pas étonnant quand on sait que ces salariés italiens ne sont pas quantité négligeable en Principauté : ils sont 4 200, dont un millier qui continue à travailler pendant la crise sanitaire. Et parmi eux, deux cents sont employés la nuit, dans les hôtels encore ouverts, dans le secteur de la sécurité ou encore chez des particuliers.

Des journalistes transalpins ont même été alertés, tout comme l’ambassadeur d’Italie en France, Cristiano Gallo, qui devait se rapprocher, hier, de la préfecture des Alpes-Maritimes pour comprendre ce qui s’est passé.
Et, surtout, pour s’assurer de la possibilité légale pour ces travailleurs transfrontaliers de rentrer sereinement chez eux après leur service, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit.

Plus de peur que de mal, en fin de compte. Cette situation semble être la conséquence d’un malentendu entre la police et ces Italiens. Car sur le fond, ils ont parfaitement le droit de rentrer chez eux en passant par la France, même entre 22 h et 5 h. "Les ressortissants italiens doivent juste présenter un justificatif de déplacement professionnel délivré par leur employeur", explique Jean-Gabriel Delacroix, directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes.

Ce document n’est pas obligatoire à Monaco. Il l’est en France. D’où le malentendu.

Pour éviter de nouvelles frayeurs à leurs employés transalpins, les employeurs de la Principauté sont donc invités à leur délivrer un justificatif de déplacement professionnel.


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