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"On s’attend à une vague de cessations de paiement en avril" prévient le président du tribunal de commerce de Nice

Mis à jour le 23/11/2020 à 16:41 Publié le 22/11/2020 à 19:04
Jean-Marcel Giuliani (à droite), président du tribunal de commerce de Nice, analyse la situation des entreprises azuréennes.
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"On s’attend à une vague de cessations de paiement en avril" prévient le président du tribunal de commerce de Nice

Jean-Marcel Giuliani, président du tribunal de commerce de Nice, analyse la situation des entreprises azuréennes.

Quelle est la situation des entreprises?

Au niveau du tribunal de commerce de Nice on enregistre une baisse de 50% des procédures collectives. C’est lié aux mesures de soutien aux entreprises, notamment aux 120 milliards d’euros injectés dans les prêts garantis par l’Etat consentis à 590.000 entreprises en France.
Ce qui représente un ballon d’oxygène auquel s’ajoutent les aides directes et indirectes. Ces mesures ont permis la survie d’entreprises qui, sans le confinement, auraient été en cessation de paiement. Lorsque les PGE auront été remboursés, les les défaillances d’entreprises seront très nombreuses. En France on compte 52.000 procédures par an. Au tribunal de commerce de Nice on est à 650 par an.
On s’attend à une première vague de déclarations de cession de paiement en avril pour les entreprises qui ont obtenu un PGE et qui pensaient se refaire une trésorerie en fin d’année. Puis une seconde, en septembre, pour celles qui ne pourront pas rembourser le PGE.

Quelles sont les solutions?

Elles viendront de la capacité de l’Etat à protéger les plus faibles. Les TPE sont très petites par définition. Elles ont un ou deux salariés qu’elles mettent au chômage partiel et c’est le dirigeant qui pallie l’absence du salarié. La force des TPE c’est leur dirigeant, qui va se démultiplier, ne va pas se payer. Il est comme une soupape de sécurité. Il subit une pression énorme. Je suis inquiet pour la santé des dirigeants.

Que leur conseiller?

D’anticiper, de venir au tribunal de commerce pour demander un mandat ad hoc ou une conciliation avant de se retrouver face à une montagne de dettes.

A quel moment le faire?

Ils seront alertés par la baisse ou l’absence de recettes, les échéances de prêt qui reprennent car les banques ont consenti des suspensions mais pour une durée limitée. Je leur conseille de faire un petit budget de trésorerie. Si ça ne passe pas il faut qu’ils prennent des mesures.


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