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Le croisiériste Cruiseline prépare un plan social

Mis à jour le 18/11/2020 à 20:32 Publié le 18/11/2020 à 20:27
Pierre Pélissier, le dirigeant de Cruiseline, estime qu’il n’a pas d’autre choix que de licencier des employés qu’il espère pouvoir reprendre dès que le marché le permettra.

Pierre Pélissier, le dirigeant de Cruiseline, estime qu’il n’a pas d’autre choix que de licencier des employés qu’il espère pouvoir reprendre dès que le marché le permettra. Photo archives A.C.

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Le croisiériste Cruiseline prépare un plan social

La société qui emploie 220 personnes en Principauté de Monaco fait face à d’importantes difficultés, avec une baisse d’activité de 90 %. Elle va donc se séparer d’une partie de ses effectifs.

Une fois de plus, la crise sociale a frappé.

Conséquence directe de la crise sanitaire qui ébranle le monde depuis le mois de mars, et particulièrement l’industrie du tourisme, singulièrement les croisiéristes.

Cette fois, c’est l’entreprise Cruiseline, un des leaders du secteur de la vente de croisières en ligne, qui va être contraint de se séparer d’une partie de ses effectifs.

"Le 13 novembre, nous avons reçu un message nous indiquant que nous allions probablement être licenciés. Et dans l’après-midi, nous avons reçu un e-mail personnalisé qui nous annonçait qu’on allait en effet être licenciés", explique une salariée concernée.

Limiter les dégâts

"Nous avons appris que soixante-huit personnes allaient perdre leur emploi. Parmi elles, plusieurs Italiens. Nous ne contestons pas la nécessité pour l’entreprise de se séparer des salariés, mais plutôt le calendrier. Pourquoi les licencier maintenant alors qu’il y a le chômage total temporaire renforcé que le gouvernement a prolongé jusqu’à fin mars?", interroge Roberto Parodi, représentant des travailleurs frontaliers à Monaco.

Des chiffres que conteste Pierre Pelissier, le dirigeant de Cruiseline à Monaco: "Nous avons lu plusieurs chiffres différents dans la presse italienne. Aucun n’est exact. Il n’y aura pas 68 licenciements. Ce sera beaucoup moins."

Pour autant, impossible de savoir combien de personnes sont concernées : "Nous n’avons pas encore arrêté le chiffre exact. Nous essayons de le réduire au maximum."

Sur le calendrier, Pierre Pelissier est direct: "Sans le CTTR, nous aurions été dans l’obligation de licencier beaucoup plus tôt. Aussi nous remercions vraiment les autorités de l’avoir prolongé jusqu’au 31 mars. Mais pourquoi garder des salariés que nous ne pourrons pas conserver après cette date? Il est impossible qu’au 1er avril nous retrouvions le niveau d’activité que nous avions en 2019. Nous avons 90 % de baisse d’activité pendant tous les mois de crise. Or, même avec le CTTR, il reste environ 30 % du salaire à notre charge. Et il n’y a plus d’argent qui rentre."

Une impasse pour l’employeur qui veut jouer la loyauté et l’optimisme malgré tout : "Nous serons ravis de pouvoir les reprendre, dès que la situation le permettra. Parmi les spécialistes du secteur, presque personne ne pense que l’on retrouvera avant 2023 le niveau d’activité de 2019. Moi, je suis plus optimiste, je table sur 2022. L’arrivée d’un vaccin nous apporte de la visibilité. Et de l’espoir."


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