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Flavio Briatore: "Tout est difficile aujourd'hui… Mais il faut que les gens s’amusent aussi"

Mis à jour le 28/07/2020 à 11:24 Publié le 28/07/2020 à 11:10
Rencontre avec Flavio Briatore qui ouvre un restaurant "Crazy Pizza" sur le port Hercule.

Rencontre avec Flavio Briatore qui ouvre un restaurant "Crazy Pizza" sur le port Hercule. Photo Cyril Dodergny

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Flavio Briatore: "Tout est difficile aujourd'hui… Mais il faut que les gens s’amusent aussi"

En période de "déconfinement", Flavio Briatore lance une nouvelle affaire à Monaco avec "Crazy Pizza" ; une pizzeria "branchée", sans levure et avec le service d’un vrai restaurant. Osé…

Et un cinquième restaurant monégasque pour Flavio Briatore ! L’homme d’affaires italien, notamment ex-manager et directeur de l’écurie de Formule 1 Benetton Formula de 1989 à 1997 et ancien directeur de l’écurie Renault F1 Team, est à la tête d’un nouveau restaurant à Monaco, "Crazy Pizza".

Celui que l’on connaît notamment pour diriger de main de maître Cipriani, Twiga, Cova, accueille quelque 200 personnes par jour sur la darse sud du Port Hercule, entre la Brasserie de Monaco et la Rascasse. Ouvert depuis vendredi dernier, "Crazy Pizza" c’est une petite centaine de couverts en terrasse et jusqu’à 110 dans la salle de restaurant.

Un défi en cette période de déconfinement peu propice à "faire du business".

Ouvrir un restaurant en cette période de "déconfinement", c’est une gageure non?
Bien sûr que c’est difficile! Ici, comme partout. J’ai des affaires à Londres, en Italie, à Dubai… Tout est difficile aujourd’hui. Mais on doit continuer. À Monaco j’ai 300 salariés. C’est autant de familles. Il faut assumer les charges.

"Crazy Pizza", c’est une nouvelle façon de concevoir la pizzeria?
La pizza c’est un produit très simple; le plat du pauvre. J’ai voulu un concept qui propose une pizzeria branchée. Nous faisons nous-mêmes la mozzarella, les producteurs sont ceux de première qualité qui fournissent le restaurant Cipriani. J’ai imaginé une pizza sans levure, à la pâte extrêmement fine. Nous proposons également une vingtaine de salades différentes, des desserts maison comme le tiramisu, des glaces. Aujourd’hui, les gens viennent de Cannes ou de Menton pour dîner à Monaco.

Une pizzeria gastronomique?
Un restaurant avec un service et de la qualité dans l’assiette, autour d’un plat que tout le monde aime: la pizza. Nous avons quatre-vingts salariés dans le restaurant.

"Il faut un équilibre entre les exigences sanitaires, touristiques et commerciales"

Rencontre avec Flavio Briatore qui ouvre un restaurant "Crazy Pizza" sur le port Hercule.
Rencontre avec Flavio Briatore qui ouvre un restaurant "Crazy Pizza" sur le port Hercule. Photo Cyril Dodergny

Après Londres, Monaco, comptez-vous exporter le concept "Crazy Pizza" ailleurs?
Il y a Londres où nous avons été labellisés "Best pizza in London" et la Sardaigne. Mais nous avons un programme très agressif avec 35 à 40 "Crazy Pizza". Ce sera des licences; ce qui est bien mieux pour que chaque responsable détermine les spécificités de son pays.

Une pizza sans levure, pourquoi?
Je voulais une pâte extrêmement fine. Nous l’avons obtenue. La pizza est un produit très complet.

Vous faites de la pizzeria un restaurant sinon de luxe du moins tendance finalement?
La terrasse est aménagée à moitié ; ce qui permettra de stationner les véhicules. Globalement, en plus du cadre et de la cuisine en elle-même, c’est un service qui contribue à élever la qualité.

"Le gouvernement
doit prendre en compte les paramètres économiques"

Une pizza sans levure: la marque de fabrique de "Crazy Pizza".
Une pizza sans levure: la marque de fabrique de "Crazy Pizza". Photo Cyril Dodergny

Comment évolue le chiffre d’affaires de vos restaurants monégasques depuis le déconfinement?
Le Twiga a chuté. C’est très difficile. Au Cipriani, nous perdons également du chiffre d’affaires, notamment en semaine. En 2019, nous faisions 300 couverts par jour. Cette année, les 300 couverts sont réservés aux week-ends ; avec les Monégasques, une clientèle qu’il faut bichonner.

Que pensez-vous des mesures sanitaires imposées par l’État?
Le masque est très difficile pour les serveurs. Monaco a très bien géré le coronavirus car il y a eu très peu de décès. Nous sommes tous d’accord avec l’idée qu’il faut faire attention. Mais dorénavant, le gouvernement doit prendre en compte les paramètres économiques. Il faut que les gens s’amusent aussi. Il faut un équilibre entre les exigences sanitaires, touristiques et commerciales. Les gens le font à Saint-Tropez par exemple, les Monégasques parmi eux…

Qu’en est-il de la situation de vos établissements à travers le monde?
Londres, c’est entre -15 et -20%. À Dubaï, nous avons fermé l’établissement pour le restructurer. En Sardaigne, nous allons rouvrir à la fin du mois. Mais le chiffre d’affaires va certainement chuter, notamment parce qu’il y a des problèmes de vols. Mais en Italie, où tout le monde a renoncé à voyager, c’est +30% au Twiga Forte Dei Marmi…

Si la situation était amenée à perdurer, devriez-vous prendre des décisions importantes? Si oui, lesquelles?
Nous n’avons plus de personnes en CTTR et faisons globalement 30% de chiffre d’affaires de moins que l’année dernière. Mon travail d’employeur, c’est de maintenir le travail des salariés.


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