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"Antoine" le pilote défie Charles Leclerc sur le circuit de Monaco

Mis à jour le 20/11/2020 à 19:32 Publié le 20/11/2020 à 19:32
"J'avais très envie de dessiner Charles", avance Yvon Amiel pour expliquer le retour d'Antoine le pilote au Grand Prix de Monaco.

"J'avais très envie de dessiner Charles", avance Yvon Amiel pour expliquer le retour d'Antoine le pilote au Grand Prix de Monaco. Photo Cyril Dodergny

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"Antoine" le pilote défie Charles Leclerc sur le circuit de Monaco

Sous les éditions Gilletta, dans son 13e album, Antoine, le héros des champions en herbe imaginé par l’illustrateur cannois Yvon Amiel, repart à l’assaut du Grand Prix de Monaco. Où il affronte notamment la Ferrari de l’enfant du pays.

Yvon Amiel, Antoine avait déjà disputé le Grand Prix de Monaco il y a cinq ans dans l’album n°4. Pourquoi ce retour?
D’abord, c’est la toile de fond appropriée pour sceller le nouveau départ d’Antoine au sein de l’écurie niçoise Gilletta, une maison qui accomplit un vrai travail d’éditeur. En fait, j’avais tout simplement envie de redessiner une histoire à Monaco. En soignant plus les décors. En mettant l’accent sur certaines anecdotes qui ont forgé le mythe de l’épreuve, également. Cette fois, la grille de départ intemporelle ne comprend que des vainqueurs au pied du Rocher, hormis Jules (Bianchi) et Charles (Leclerc). Tenez, l’envie de dessiner Charles en action me titillait aussi.

Justement, Charles est-il au courant de sa participation et de son résultat dans cette édition 2020 très spéciale?
Je ne crois pas. Je vais lui faire parvenir un album pour qu’il le sache. En revanche, il est au courant de l’existence d’une statue à son effigie. Nous la dévoilerons le mois prochain à Monaco. Elle figurera naturellement parmi les pièces exposées au musée de l’automobile du 1er au 31 décembre.

Antoine cravache une Jordan 191. Vous auriez pu lui trouver une F1 plus prestigieuse, non?
(Il éclate de rire) Il y a cinq ans, il pilotait une March 711. Le seul et unique critère qui guide mon choix concernant sa monoplace est esthétique. Si vous établissez un classement des plus belles F1 toutes époques confondues, la Jordan 191 est vachement bien placée, je pense. Elle est juste magnifique. Et elle a marqué l’histoire à sa manière puisque Michael Schumacher a débuté à son volant lors du Grand Prix de Belgique 1991.

Ayrton Senna, lui, dompte une Lotus et non une McLaren...
Ayrton, dans les livres, on le voit en rouge. Toujours, partout... Voilà pourquoi, j’ai choisi le jaune. Pour changer! En 1987, il décroche la première de ses six victoires à Monaco avec cette Lotus 99T. C’est une voiture à part.

L'exemplaire est vendu 13,50 euros.
L'exemplaire est vendu 13,50 euros. Photo DR

Juste après la mise à feu, dans le goulet de Sainte-Dévote, c’est à Nico Rosberg que revient le rôle ingrat d’imiter le fameux vol plané de Derek Daly en 1980. Pourquoi lui?
Parce que je l’aime bien, Nico. (Il sourit) J’aime sa personnalité, vraiment! Il fallait que ce soit un pilote Mercedes. Car Daly roulait chez Tyrrell. Une écurie rachetée par BAR, puis rebaptisée Brawn et enfin Mercedes. Il y a une filiation.

Un peu plus loin, Graham Hill fracasse son aileron avant sur la roue arrière de Jules Bianchi.Mais que devient-il, Jules?
(Du tac au tac) Il finit la course 9e, bien sûr. Je ne l’ai pas précisé car tout le monde le sait.La P9 de la Marussia de Jules à Monaco (en 2014, ndlr), c’est un exploit gravé dans la légende.

La consigne de course non respectée chez Ferrari, c’était un clin d’œil incontournable?
Ah oui, je me suis régalé! (Rires) Lauda, Villeneuve, Leclerc: avec ces trois Ferrari aux avant-postes, ça ne sert à rien de figer les positions. Il va forcément se passer quelque chose. Vous avez vu la tête de Mattia Binotto? (le patron actuel de la Scuderia promu panneauteur!) Attention, je ne me moque pas. Comme vous dites, il s’agit d’un clin d’œil. Gentil.

Antoine réussit un dépassement par l’extérieur à l’épingle de la Rascasse. Cette manœuvre, vous l’avez imaginée ou rêvée?
Figurez-vous que je me suis renseigné auprès de plusieurs pilotes, notamment Stéphane Ortelli et Didier Artzet. Si vous sortez de l’enchaînement de la Piscine en boulet de canon et si le gars vous précédant se rate à la corde, ça pourrait le faire... Mais c’est hautement improbable, je vous le concède. (Rires)

La prochaine course d’Antoine, vous l’avez déjà en tête?
Oui, le scénario est bouclé. Il s’agira d’un grand rallye. Un monument français du championnat du monde où il croisera la route d’un multiple champion de France.

Pourrait-on le voir un jour défier Rossi, Marquez, Mir, Quartararo et compagnie au guidon d’une MotoGP?
Pourquoi pas? À l’origine de la naissance d’Antoine, en 2009, Rafaël, mon fils, qui a 16 ans maintenant, est un grand fan de Quartararo et de Zarco. Il adore tous les sports mécaniques. Et en ce moment, il me tanne pour faire un album MotoGP. Alors on va y réfléchir. Sûr que ce serait rigolo...

"Antoine au Grand Prix de Monaco". Par Yvon Amiel et Grégory Ronot, éditions Gilletta, 28,5x20cm, 48 pages, 13,50 euros.


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