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"Elle est canon la caisse": le pilote varois François Delecour va faire rugir la nouvelle Alpine en rallye

Mis à jour le 10/03/2020 à 07:40 Publié le 10/03/2020 à 07:40
François Delecour entre dans la légende Alpine!

François Delecour entre dans la légende Alpine! Photo G. L.

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"Elle est canon la caisse": le pilote varois François Delecour va faire rugir la nouvelle Alpine en rallye

Impatient de redémarrer, le pilote varois François Delecour ne tarit pas d’éloges sur l’A110 R-GT qu’il va baptiser ce week-end sur les routes du Rallye du Touquet, la manche d’ouverture du championnat de France asphalte.

Enfin, la voilà!

Très attendue, la nouvelle A110 Rally remet en route la légende Alpine cette semaine.

Rendez-vous fixé vendredi 13 et samedi 14 mars à l’autre bout de l’Hexagone, du côté du Touquet, traditionnelle rampe de lancement du championnat de France asphalte.

Si elle n’a pas été homologuée assez tôt pour s’offrir un départ en fanfare au prestigieux tournant du Monte-Carlo, l’héritière de la mythique Berlinette va tout de même faire le buzz sur la côte d’Opale, où deux exemplaires sont annoncés.

Les pilotes? Des experts: Cédric Robert et... le plus varois des chasseurs de chrono nordistes, un certain François Delecour.

Toujours prompt à souder la pédale, à 57 ans, le vice-champion du monde 1993 ne s’est pas fait prier pour sortir ses godasses de plomb du placard quand le team FJ, distributeur de l’A110 R-GT, lui a demandé d’orchestrer l’événement.

Comme d’habitude, dès la première question, il démarre au quart de tour. Accrochez-vous!

François, votre plus lointain souvenir griffé Alpine, de quand date-t-il?
"Je m’en rappelle comme si c’était hier. Février 1969. Il y a plus d'un demi-siècle! J’avais six ans. Le Rallye des Routes du Nord passait sous ma fenêtre. De nuit, les yeux écarquillés, je regardais les concurrents traverser en dérive la place enneigée de Cassel, mon village. Les Berlinette, on les reconnaissait tout de suite. Cette silhouette racée, ce bleu métal... Comme il s’agissait d’une manche du championnat d’Europe, les "pointures" de la marque étaient présentes: Andruet, Piot, Vinatier, Henry, sans oublier les voisins belges. Pour moi, cette auto a provoqué l’étincelle. Elle est à
l’origine de ma passion."

Avez-vous eu l’occasion d’en prendre une en main?
"Mieux, j’en possédais une. Magnifique. Une 1600 S. Je l’ai revendue comme un con. À la mauvaise époque. Une bouchée de pain. Environ 30.000 euros alors que ça vaut 100.000 aujourd’hui."

L’Alpine du 21e siècle, elle vous plaît?
"Le premier essai m’avait laissé un brin sur ma faim. Je trouvais les suspensions trop souples. Elle se dandinait. Mais en janvier, j’ai pu suivre le Rallye Monte-Carlo au volant de la nouvelle version S. Les ressorts durcis de 50% améliorent sensiblement le comportement sans altérer le confort. Bluffant. En fin de compte, ça donne un produit super sympa. J’adore le look!"

Le premier test de l’A110 Rally au pied du col de Bleine: quelle impression?
"J’y suis allé en pensant que c’était une adaptation de la GT4 circuit. Mais non! Elle a été conçue de A à Z pour la route. L’équipe en charge du développement (Signatech, ndlr) a accompli un boulot extraordinaire. À tel point que j’en ai acheté une pour la louer. Franchement, elle est canon, la caisse!"

Ses principales qualités par rapport aux Porsche et Abarth R-GT?
"Il y a d’abord le poids. L’Abarth possède aussi cet avantage. En revanche, côté suspensions, c’est vraiment mieux. Beaucoup mieux. Aucun effet balle de ping-pong. Pareil pour les freins. Le toucher de pédale est remarquable. Bref, j’ai tout de suite ressenti que je pilotais une auto facile à exploiter. Mais aussi aboutie, fiable. Il suffit de mettre de l’essence et ça roule fort."

Votre ambition au Touquet?
"J’ai l’impression d’être dans la peau d’un jeune qui découvre une course du championnat du monde. Là-haut, face à des gars qui connaissent par cœur, on aura deux passages de reconnaissances pour prendre nos marques. Mes deux précédentes participations se situent en 2016 (en VHC, sur Audi Quattro) et 2007 (Porsche GT3). Deux courses inachevées. Autant dire que je redémarre sur une feuille blanche. Mais je me sens à l’aise dans cette auto. Bon, mieux vaudrait un terrain gras. De quoi réduire mon déficit d’expérience."

Vous aviez disparu des écrans radars depuis le Rallye du Var 2018. Pas trop de fourmis dans les semelles?
"Ah si, la "compète" me manque horriblement, quand même... Les semelles, je les dégourdis parfois en essayant des sportives pour le magazine Échappement. Et puis je me suis lancé à fond dans le VTT extrême. Je viens de finir un raid en Arabie saoudite: 25e sur 150. Le prochain se déroulera fin avril au Maroc. La Garmin Titan Desert: 6 étapes, 639 km et 7.629m de dénivelé positif. Un truc de dingue!"

Le Monte-Carlo 2021 au volant d’une Alpine Rally, ça vous botterait?
"Certainement. Raviver la flamme bleue sur ces routes, j’aimerais bien. Tenez, j’ai croisé Jean-Claude Andruet l’autre jour au salon Rétromobile. On a parlé d’Alpine, bien sûr. Et il m’a d’ailleurs dit qu’il ferait peut-être un saut au Touquet pour essayer l’auto avant le départ. Ce serait une chouette histoire, non?"


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