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Ces cinq pilotes qui ont marqué l'histoire du Grand Prix de Monaco

Mis à jour le 22/05/2020 à 09:32 Publié le 22/05/2020 à 09:32
Ayrton Senna, William Grover, Michael Schumacher, Graham Hill et  Louis Chiron ont marqué le Grand Prix de Monaco

Ayrton Senna, William Grover, Michael Schumacher, Graham Hill et Louis Chiron ont marqué le Grand Prix de Monaco Photos René Briano, ACM et AFP

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Ces cinq pilotes qui ont marqué l'histoire du Grand Prix de Monaco

 Chacun à leur manière, ils ont forgé la légende de la plus prestigieuse des courses de Formule 1. Flash-back...

Monaco, morne piste... Ce week-end, à l’heure d’un 78e Grand Prix tué dans l’œuf par ce satané coronavirus, les rues et les quais de la Principauté sonneront désespérément creux. Si le marché des transferts a démarré pied au plancher, le calendrier 2020 demeure une énigme.

En attendant de savoir si les Formule 1 lâcheront enfin les chevaux bientôt... ou pas, enclenchons la marche arrière, sur les traces de cinq pilotes qui ont marqué l’histoire du monument monégasque.

Ayrton Senna en 1990.
Ayrton Senna en 1990. Photo René Briano
1.  Ayrton Senna

Il y a trente ans presque jour pour jour, ce dimanche 27 mai 1990, le Grand Prix de Monaco rime plus que jamais avec "one man show". Au pied du Rocher, Ayrton Senna atteint le sommet de son art. Tutoie l’excellence, sûrement.

La perfection, peut-être. Tous derrière et lui devant. Seul au monde pour enchaîner pole position et victoire majuscule devant la Tyrrell d’un épatant Jean Alesi, en s’octroyant le meilleur tour en course malgré l’essoufflement du moteur Honda de la McLaren numéro 27 en vue du damier.

Entre le phénomène brésilien et le toboggan de la Principauté, l’histoire d’amour ô combien fusionnelle tiendra la distance. Six triomphes, dont cinq d’affilée, s’il vous plaît ! Une série interrompue par la tragédie d’Imola qui l’emportera bien trop tôt.

Depuis cette sombre saison 1994, le chasseur de chrono hors pair trône en pole position sur les tablettes rouges et blanches. Celui qui le dépassera est-il né?

Louis Chiron en 1931.
Louis Chiron en 1931. Photo archives ACM
2. Louis Chiron

Charles Leclerc en rêve. Lui l’a fait. Décrocher la timbale à domicile. Devenir le prince du Grand Prix de Monaco. Fils du maître de l’Hôtel de Paris, chauffeur des maréchaux Foch et Pétain durant la "Grande Guerre", Louis Chiron, né en Principauté au crépuscule du 19e siècle - le 3 août 1899 -, ne figure pas sur la grille de départ de l’édition inaugurale, en 1929.

Tout simplement parce qu’il dispute le même jour les 500 Miles d’Indianapolis. Mais le consultant numéro 1 d’Antony Noghès lors de la genèse du tracé ne tarde pas à s’inviter au palmarès.

Deux ans plus tard, il évite les pièges et échappe à l’hécatombe - 14 abandons - pour imposer sa Bugatti Type 51 avec maestria. Pilote d’une longévité rare avant de troquer le casque contre la casquette de directeur de course, l’enfant du pays montera aussi sur le podium du 1er GP de Monaco estampillé F1 : 3e en 1950 sur
Maserati.

 

 Michael Schumacher en 1994.
Michael Schumacher en 1994. Photo AFP
3. Michael Schumacher

Comment oublier la première de ses cinq empreintes indélébiles? En 1994, dans le maelström émotionnel planétaire provoqué par la disparition d’Ayrton Senna deux semaines plus tôt à Imola, Michael Schumacher assume son statut de futur crack.

La pépite allemande de l’équipe Benetton honore la mémoire du seigneur des lieux fauché en pleine gloire à sa manière : pole position, puis cavalier seul en tête 78 tours durant.

Autre couleur, même ardeur: trois ans plus tard (1997), celui que l’on ne va pas tarder à surnommer le "baron rouge" redore le blason d’une Scuderia Ferrari sevrée de lauriers ici depuis 1981.

Et de quelle manière! Tandis que les Williams de Jacques Villeneuve et Heinz Harald, mal chaussées (pneus slick), coulent à pic sous la pluie, il prend le large, lamine la concurrence. Déjà 22’’ d’avance au 5e tour, plus de 53’’ sous le damier... "Wunderbar!" (Magnifique!)

Graham Hill en 1968.
Graham Hill en 1968. Photo archives ACM
4. Graham Hill

Sa première course en F1? Monaco (1958). Sa dernière victoire en F1 ? Monaco (1969). Si on met d’abord en exergue le fait qu’il soit le seul et unique détenteur de la triple couronne du sport automobile -vainqueur des trois épreuves majeures, Monaco, Le Mans et Indianapolis-, il convient de souligner que c’est surtout sur le mythique tourniquet urbain que Graham Hill a frappé les esprits.

Avec cinq succès empilés dans les camps BRM (1963, 64, 65) et Lotus (68, 69), le moustachu sujet britannique, champion du monde puissance 2 (62, 68) fut le prince des sixties.

Le secret de sa réussite, outre un coup de volant hors norme : il ne mettait jamais de smoking dans sa valise pour ce déplacement, par superstition...

William Grover en 1929.
William Grover en 1929. Photo archives ACM
5. William Grover

"Les bolides se sont emparés de la ville, encerclant dans leur ronde infernale les palaces, le casino et les quais. Les avenues sont devenues des pistes dangereuses où chaque courbe, chaque palmier, peut se transformer en obstacle mortel." L’hebdomadaire français L’Illustration plante ainsi le décor du Grand Prixde Monaco, une idée folle devenue réalité.

Le 14 avril 1929, on attend le favori allemand Rudolf Carraciola mais un élégant chauffeur de maître déjoue les pronostics.

Né en banlieue parisienne, de père anglais et de mère française, William Grover (26 ans), alias "Williams", met la légende en marche, bouclant les 100 tours à 80,194
km/h de moyenne au volant d’une Bugatti 35B débarquée in extremis le samedi matin. À jamais le premier...


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